5 refuges du Club alpin pour amateurs d’architecture


Une baraque en bois ou en pierre avec des latrines, telle est l’image que certains de nous ont encore des refuges en montagne. Une ineptie, bien évidemment, et ces cinq chalets du Club alpin sont là pour le démontrer. Les uns sont exemplaires en matière de construction moderne et durable, d’autres sont même classés monuments historiques.

Olpererhütte (2 389 mètres), Zillertal


Olperer Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Olperer Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Olperer Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
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Ce refuge se dresse effrontément sur une base naturelle de roche et salue les randonneurs depuis la fenêtre panoramique de sa façade sud, qui se déploie sur presque toute la largeur de la salle à manger. Avec un toit en pente, des bardeaux de bois et un plan rectangulaire, l’aspect extérieur de l’Olpererhütte, rouvert sous sa forme actuelle en 2007, respecte les codes du refuge de montagne classique. Il est constitué de planches en bois contreplaqué, relativement légères et préfabriquées avec une grande précision, afin de réduire au strict minimum le nombre de trajets en hélicoptère nécessaires pour transporter le matériel lors de sa construction. Une installation photovoltaïque et une petite centrale thermique fonctionnant à l’huile de colza fournissent l’électricité et l’eau chaude, une station d’épuration entièrement biologique filtre les eaux usées.

Stüdlhütte (2 801 mètres), Osttirol


Stüdlhütte, Osttirol, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Stüdlhütte, Osttirol, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Stüdlhütte, Osttirol, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Stüdlhütte, Osttirol, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Stüdlhütte, Osttirol, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
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Telle une coquille de glace, le toit en tôle courbée protège la façade nord du Stüdlhütte, inauguré dans sa forme actuelle en 1996 ; la partie au sud, ouverte, offre à ce refuge chaleur et énergie. Le lieu doit son nom au marchand praguois Johann Stüdl, qui fit construire le bâtiment précédent au XIXe siècle comme base arrière pour l’ascension du Großglockner. Le nouveau refuge renonce totalement aux sources d’énergie fossile : il tire son électricité d’une installation solaire, et le chauffage fonctionne à l’huile végétale. Les visiteurs réguliers du Stüdlhütte apprécient, outre son architecture durable, son excellente cuisine avec des produits issus de sa propre exploitation agricole dans la vallée.

Falkenhütte (1 850 mètres), Massif du Karwendel


Falkenhütte, Karwendel, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Falkenhütte, Karwendel, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Falkenhütte, Karwendel, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Falkenhütte, Karwendel, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Falkenhütte, Karwendel, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
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L’un gratte sa guitare, l’autre a le chapeau qui masque une partie de son visage. Un randonneur passe devant eux, la main droite sur la bretelle de son sac à dos, la main gauche sur son bâton de randonnée. C’est cette scène humoristique de montagne, et bien d’autres du genre, que découvrent les visiteurs du Falkenhütte sur la frise qui orne la salle à manger. Cette peinture, ainsi que les anciens chiens-assis et les chambres d’alpinistes d’origine dans le vieux bâtiment, sont à l’origine du classement aux monuments historiques du Falkenhütte depuis 2015. De l’électricité verte de la vallée remplace désormais le groupe électrogène au diesel, le parking devant le refuge a été renaturé, et les visiteurs passent la nuit dans des dortoirs conservés dans leur état original.

Berliner Hütte (2 042 mètres), Zillertal


Berliner Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Berliner Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Berliner Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Berliner Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
Berliner Hütte, Zillertal, © Tirol Werbung/Jens Schwarz
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Le regard se porte vers le haut, à cinq mètres de hauteur. C’est là que se trouve le plafond de la salle à manger lambrissée de pin cembro du Berliner Hütte, inauguré en 1879. À l’époque, il était en avance sur son temps. Ainsi, il y a plus de 100 ans, ce refuge disposait déjà de l’électricité fournie par sa propre centrale hydraulique, il avait la première ligne téléphonique de tout le fond du Zillertal, et même, outre un atelier de cordonnerie, son bureau de poste à domicile. En 1997, le Berliner Hütte fut le premier refuge d’Autriche à être classé monument historique, puis il a été restauré avec la plus grande des précautions. L’endroit idéal pour entreprendre un voyage à travers le temps.

Ramolhaus (3 006 mètres), Ötztal


Ramolhaus, Ötztal, © Tirol Werbung/W9 STUDIOS
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C’est en 1881 qu’un certain Martinus Scheiber posa les bases du tout premier refuge des Alpes d’Ötztal, au fond de la vallée de Gurgler Tal. Et ainsi celles de générations de randonneurs et d’alpinistes. Plus de 130 années se sont écoulées depuis, mais le chalet de Ramolhaus est toujours bien là, accolé tel un nid d’aigle à un affleurement rocheux dominant l’Ötztal. Certains le surnomment « la plus haute maison de Hambourg » depuis qu’il a été repris en 1921 par la section hambourgeoise du Club alpin. Il y a deux ans, le Ramolhaus, désormais alimenté par de l’énergie solaire, s’est vu décerner le label écologique des Clubs alpins, et il est classé aux monuments historiques depuis 2017.

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