Les fameux "Wampelerreiten" du carnaval d'Axams, © Fasnachtsverein Axams
© Les fameux "Wampelerreiten" du carnaval d'Axams, © Fasnachtsverein Axams

Wampelerreiten à Axams


La « cavalcade des ventrus » est une tradition du carnaval tyrolien très particulière. On admire les « ventrus » (Wampeler), leur curieux charme et écoute des histoires sur le bouc d'Axams.

La cavalcade des ventrus, à Axams, est une tradition du carnaval tyrolien très particulière. On vient de très loin voir ce défilé pour admirer les « ventrus » (Wampeler) et leur curieux charme, écouter des histoires sur le bouc d'Axams et vivre au plus près les chars de carnaval bariolés et leurs animations hautes en couleurs.

Les « Wampeler », les personnages principaux

Les personnages principaux de ce carnaval des Mittelgebirge sont ceux qui lui ont donné son nom, les « Wampeler »: « wampat » ou « wampet » signifie en dialecte tyrolien être très gros. Et c'est ainsi que ces personnages se présentent. Au-dessus d'un pantalon normal (de nos jours, souvent un jeans), ils portent une petite jupe rouge, une large ceinture de cuir et une chemise en lin blanche. Celle-ci est généreusement rembourrée au niveau des manches, de la poitrine et du dos avec de la paille ou du foin.

Pendant le défilé, les ventrus portent encore de beaux masques en bois et un couvre-chef en laine noir et conique, ils les enlèvent pourtant avant la tradition de la cavalcade (« Reiten »). Et il y a de quoi: au cours de la très authentique cavalcade, les Wampeler se faufilent le dos courbé dans les rues et le danger permanent vient du public. De là, des jeunes hommes audacieux surgissent pour attaquer les ventrus et essayer de les faire tomber sur le dos. Les Wampeler ont dans les mains des bâtons simples qui ne leur servent pas à se défendre d'une façon très persuasive mais à garder l'équilibre. Le défilé a son propre service d'ordre qui veille à ce que tout se passe sans qu'il n'y ait de blessures graves. Cependant, tant que les ventrus s'appuient par le dos à une barrière ou à une façade, ils ne peuvent pas être « chevauchés ». Ils passent trois fois à travers les rues du village - une coutume qui requiert de l'endurance et de la force chez les participants. Le soir, on fête les ventrus dont le dos a été le moins souillé.

À côté de ces ventrus uniques au Tyrol, l'entrée en scène d'un animal bien particulier marque le carnaval d'Axams: le bouc d'Axams. Selon la légende populaire, il aurait à multiples reprises quitté son enclos et engendré toute une série de petits chevreaux avant de prendre l'apparence du diable. On l'arrêta alors et on lui donna à manger des nouilles et du foin pour savoir s'il était le diable (il dévorerait alors les nouilles) ou un simple animal (il préfèrerait alors le foin). Le bouc d'Axams s'attaqua d'abord aux nouilles, puis au foin, de sorte que l'on a jamais su quelle était sa vraie nature.

 


     

 

 


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